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Les chroniques du patrimoine

Pascal Rochon, urbaniste. 
Pour toutes questions : patrimoine.saint.esprit@gmail.com

  • No 13 – Les corniches et mansardes
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    C’est  souvent  le  point  fort  de  la  façade,  l’élément  décoratif  qui  donne  le  ton,  avec  une  note  fantaisiste  ou  au  contraire  classique. C’est  cependant  un  élément  fragile  et  souvent  difficile  d’accès. Quand  la  beauté  se  fait  inaccessible !

    Outre  la  complexité  et  la  fantaisie  de  ses  détails,  c’est  par  ses  dimensions  et  son  rapport avec les proportions du reste de la façade que le couronnement prend toute son importance. Une belle façade de pierre qui aurait perdu sa corniche de métal aurait aussi perdu une bonne partie de sa valeur.

    LES DIFFÉRENTS TYPES

    Les photos illustrant ce texte montrent différents types de couronnement. A Une  corniche  de  bois  rencontrée  sur  les  bâtiments  plus  anciens  ou  corniche  en tôle galvanisée peinte; B un parapet prolongeant une façade de brique plus récente; C une mansarde en tuiles d’ardoise qui compose la moitié ou l’entièreté du dernier étage. Comme vous pourrez le voir, c’est un élément important de l’allure générale de votre édifice.

    [...]

  • No 14 - Dentelles de bois et parures
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    Parmi les nombreux détails de construction que le bois permet de réaliser, la dentelle est un morceau de choix. Elle rehausse avec classe la beauté d’un bâtiment et se lit comme la signature du bâtisseur.

    [...]

    COMMENT RESTAURER

    Les intempéries affectent peu la dentelle de bois, la plupart du temps installée dans le haut des éléments d’architecture. Lambrequins et aisseliers sont protégés par le toit de la galerie, alors que la dentelle de rive ou de pignon l’est par le toit principal. Il ne faut donc pas craindre d’utiliser du bois, que ce soit du pin, de l’épinette ou du cèdre, puisque l’emplacement de ce décor lui permet de traverser l’épreuve du temps et rend son entretien facile, pour peu qu’on fasse annuellement le tour de la propriété afin de détecter les altérations. Une inspection effectuée à la fin du printemps révélera les sections ou les parties détériorées qui nécessitent un entretien, une réparation ou un remplacement. Une pièce défectueuse pourra être réparée, sinon reproduite aisément à l’aide d’un gabarit qui permettra d’en retracer la forme et le profil sur une nouvelle pièce de bois, qui sera ensuite découpée ou tournée. Évidemment, il est fortement recommandé d’utiliser la même essence que celle de l’élément original. La pièce sera ensuite poncée et assemblée. Une couche d’apprêt et deux couches de peinture ou de teinture opaque assureront l’unité de l’ensemble. Pour une section manquante, comme dans le cas d’une frise de rive de toiture, on mesure l’espace laissé libre. Puis, on trace sur un carton épais le profil d’une section adjacente qui correspond à la portion manquante. On transpose ce profil sur un morceau de bois de même épaisseur et de même longueur que la section à remplacer. On découpe à la scie sauteuse ou à la scie à chantourner le profil tracé. On ponce la nouvelle section, on la protège (apprêt, puis peinture ou teinture) et on la fixe à l’aide de vis dont on colmatera les trous pour assurer une régularité de surface.

    [...]